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INTERVIEW |
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- Y a t'il des changements de line-up ?
Si oui pourquoi ?
Non, aucun changement. Il y a toujours Patrick OLIVER à la basse,
Nicko ANDRIEU à la batterie et son frère Thierry à la guitare.
Tout va pour le mieux et je suis vraiment heureux de pouvoir t'affirmer
que ce n'est pas prêt de changer. Ils sont vraiment super, ils
ne se prennent pas la tête et assurent vraiment bien comme tu
pourras l'entendre sur ce nouvel album. Pas une seule prise de
tête en deux ans et deux albums sortis, je crois que le bilan
parle de lui même.
- Killers va sortir son 9ème album studio.
Quel est le secret de cette longévité ?
Nous nous sommes donnés les moyens de produire notre musique
librement sans avoir de compte à rendre à personne. C'est déjà
un premier point. Ensuite, on a la chance d'avoir un public fidèle
qui nous soutient et qui s'élargit constamment à chaque étape
discographique. C'est pour cela que nous comptons bien rester
dans l'actualité en sortant de vrais nouveaux albums au lieu de
jouer sur une pseudo étiquette de " vétéran du heavy hexagonal
". Pour finir, je voudrais associer Alain RICARD et notre label
BRENNUS pour la qualité de nos relations. On ne souligne pas assez
le travail effectué par Alain pour la diffusion des groupes hexagonaux.
S'il y avait plus de gens de cette trempe, la scène hard serait
sûrement moins moribonde.
- Si j'ai bien compris, il y a 28 chansons,
de quoi faire un double album ?
C'est pas tout à fait ça, nous nous sommes retrouvés avec 28
morceaux de prêts pour la préparation de cet album. Nous avons
donc fait un choix de morceaux en laissant les autres en réserve.
Il y a onze morceaux sur le nouvel album et il est clair que les
autres titres n'attendront pas bien longtemps pour connaître une
existence discographique. Le message doit passer : les sorties
de nos albums seront beaucoup moins espacées que par le passé.
Nous en avons les moyens et l'envie et nous le ferons.
- Où trouves-tu toute cette inspiration
?
En ce qui me concerne, l'inspiration n'est pas un problème :
ça va, ça vient et quand ça vient, ça va. Il y a toujours quelque
chose à dire ou à jouer. Je pars du principe de tout aboutir.
Avec le recul, le tri se fait de lui-même mais on évite ainsi
tout sentiment de frustration. De plus, je suis vraiment heureux
que Patrick, Nicko et Thierry soient impliqués dans la composition
des morceaux, cela n'en est que plus enrichissant et décuple notre
potentiel qui était pourtant déjà élevé.
- J'ai entendu parler d'une version anglaise,
tu confirmes ?
C'est effectivement un projet, je ne sais pas si cela se concrétisera
pour la totalité de cet album ou si cela sera un mélange de certains
titres associés à d'autres inédits mais il est sûr que quelque
chose sortira en 2001.
- Peut t'on espérer vous voir en live à
Paris ?
Cela ne dépend pas de nous. Nous sommes facile à joindre et pas
gourmands financièrement dont acte. Nous serions vraiment heureux
de rejouer sur Paris mais il est vrai que l'occasion ne s'est
pas présentée depuis maintenant quelques années.
- En tant qu'ancien, que penses-tu des
nouveaux groupes français ?
Je ne suis pas assez au fait pour porter un quelconque jugement.
Tu sais, je suis en moyenne huit heures par jour immergé dans
la musique de KILLERS, cela ne me laisse pas beaucoup de temps
pour écouter autre chose.
- Parmi tous les albums de Killers, quel
est celui dont tu es le plus fier et pourquoi ?
C'est toujours celui qui sort. Par contre, très vite, je repart
sur la préparation du suivant et donc toute notion de fierté s'estompe
pour faire place à d'autres sentiments beaucoup plus enrichissants.
J'assume tous les albums et je suis fier de chacun d'eux car,
au moment où ils ont été réalisés, j'ai tout donné pour ne jamais
avoir à regretter leur existence.
- Quel est le plus grand moment que tu
aies vécu avec Killers ?
Toutes les étapes discographiques ont été de grands moments.
Notre participation au festival de Wacken 1999 en fut également
un très important.
- Et pour finir que penses-tu d'internet
et des fichier MP3 ?
C'est assez délicat, d'un côté c'est un excellent moyen de communication
et de promotion mais d'un autre côté, il ne faut pas oublier que
l'essentiel de nos moyens d'existence provient des ventes d'albums.
Si la diffusion des fichiers MP3 et le piratage des CD continue
à se développer, nous en ferons les frais d'autant plus que nous
n'avons pas l'appui financier d'une major pour nous permettre
de subsister. Pour le moment, ça va car notre public sait combien
son soutien nous est nécessaire. Un album représente un an de
travail passionnel intensif, c'est un respect qui doit exister
entre nous. Je sais que nos fans en sont conscients. J'espère
simplement que ce sentiment sera partagé par tous ceux qui apprécient
le metal. Il en va de l'avenir de la scène heavy.
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