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INTERVIEW |
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Pourquoi avoir choisi Blackness comme
nom de groupe ?
Blackness pourrait être le titre de chacun de nos morceaux, toutefois
en précisant qu’ils ne sont pas forcément négatifs. Le sujet peut
paraître négatif mais en allant au fond des choses on s'aperçoit
que l’aspect général du texte cherche à provoquer une réaction
d’espoir, d’optimisme. Nous abordons des sujets qui nous paraissent
aberrants et il est alors très facile de développer un thème autour.
C'est pour ces raisons que ce nom colle avec notre musique.
Pouvez-vous vous présenter ?
Blackness est composé de Pedro( basse/chant ), Laurent ( batterie
), Raph ( guitares ) et Sylvain ( guitare). Nous évoluons dans
un registre thrash old-school inspiré par des groupes tels que
Testament, Kreator, Overkill… bien que les différents membres
divergent, en passant de Blue Oyster Cult, Savatage à Vader, Monstrosity…
Racontez-nous votre histoire ?
Blackness fut créé en 1994dans la région lyonnaise, possédant
alors un répertoire heavy-thrash qu’il exécute lors de concerts
dans sa région. En 1995, l’enregistrement d’une première démo
« Black Energy » apparaît, grâce à l’équilibre qu’a trouvé le
groupe lors de sa première année d’existence. En 1998, une deuxième
démo voit le jour : « Live à l’espace Albert Camus », alors que
l’évolution du groupecontinue en partageant la scène avec de grands
noms tels que Loudblast, Patrick Rondat, Iceland et Moonspell…
Le premier album sort enfin en 2000 intitulé «Crush… unleash the
beast », enregistré au LB Lab et rapidement remarqué et distribué
par Thundering records. En Mars 2002 sort un nouvel album plus
mature et plus intense que jamais : « Dawn of the new sun », comme
son prédécesseur enregistré et mixé au LB lab. Toujours sur le
même label, sa distribution est cette fois assurée par Wagram
music.
Quelles sont vos influences principales
?
Les goûts du groupes sont très larges et nous pensons que grâce
à cela, chacun va apporter sa touche dans notre musique, liée
à l’esprit musical dans lequel il baigne. Mais on a tous les racines
du thrash old-school et nous nous inspirons de toute cette vague
en passant des moins connus au plus connus.
Vous sortez votre 2ème album, pouvez-vous
nous le décrire par rapport au 1er ?
Ces deux albums sont de la même veine avec une plus grande maturité
qui en ressort pour ce dernier. Avec le «Dawn of the new sun »,
nous avons mis la barre plus haute en misant sur un produit plus
énergique, plus intense, beaucoup plus fouillé et qui gagne en
puissance au niveau de la production. On peut sentir entre les
deux l’évolutionlogique sur les mêmes bases musicales, qu’il y
a entre un premier et un deuxième album.
Etes-vous entièrement satisfait du résultat
?
Nous pensons, qu’avec le recul, on aura toujours quelque chose
à redire sur un produit qui est travaillé sur si peu de temps.
Mais nous sommes extrêmement fières que cet opus ait vu
le jour avec de si bons échos sur sa qualité jusqu’à présent.
C'est la 2ème fois que vous travaillez
avec Stéphane Buriez. Pourquoi lui et pas un autre ?
Très satisfait du travail fourni et des rapports humains avec
Stéphane Buriez pour le « Crush… unleash the beast », nous voulions
cette fois, lui confier un produit plus « pro » avec beaucoup
plus de conviction et d’expérience pour notre part que pour le
premier, et nous pensions qu’il était à même à répondre à notre
demande avec le plus de compréhension qu’autrui.
Vous reprenez Aces of spades de Motörhead,
pourquoi ce titre ?
Nous nous sommes aperçu au fil du temps que les reprises en live
faisaient bouger le public, c’est une chose que l’on aime, pour
le plaisir des auditeurs et pour le notre. Nous pensons que Motörhead
est un groupe qui met tout le monde d’accords dont on a un immense
respect, et puis « Ace of spades » en est un morceau phare et
un qui nous a tout de suite inspiré pour le remanier à notre sauce.
En un mot, vive leRock’n’roll.
A une certaine époque vous aviez un
clavier, pourquoi l'avoir supprimé ?
Des ambiances de clavier sont effectivement apparues sur notre
première démo « Black Energy », mais elles seront vite sacrifiées
pour revenir à une base rythmique plus brute, amorçant ainsi un
retour à un thrash plus épuré.
De quelle façon composez-vous vos chansons
?
Nous n’avons pas de réelle méthode de composition. Généralement,
il y a une personne qui va apporter une ou plusieurs idées, puis
tout le groupe gravite autour de cela, principalement pour la
structure, les arrangements. On se donne mutuellement nos visions
des choses en ce qui concerne les différentes parties. Ensuite
le chant vient se greffer dessus avec essai de textes écrits d’avance,
par Pedro principalement ou par Raph. On ne veut surtout pas composer
de manière chiante avec des parties inutiles qui tournent pendant
trois plombes, il faut tenir l’auditeur sans relâchement.
Quels sont les sujets qui vous inspirent
?
Tout ce qui nous semble abérrant nous facilite énormément le développement
d'un texte, l'inspiration vient naturellement. La plupart de nos
textes gravitent sur la connerie humaine, mais on aborde également
des sujets très différents. Par exemple angel of flesh est un
morceau qui parle de cul, Saturday night killer est un calambour
sur une querelle de voisin près de chez nous qui a terminé en
boucherie.
Faîtes-vous souvent des concerts ?
Nous n’en ferons jamais assez, mais si le « Crush…unleash the
beast » nous a déjà permis de sillonner un peu les régions françaises,
le « Dawn of the new sun » nous ouvre beaucoup plus de portes
et nous préparons une tournée avec les Broken Edge se qui démultiplie
les démarches. La France manque cruellement d’organismes et de
salles de concert metal, il faut les faire vivre en y passant
le plus souvent possible.
Comment réagi le public en général ?
Il est vrai que nous ne jouons pas souvent dans un contexte thrash,
mais malgré les différents publics, les gens prennent le temps
d’analyser le début du concert, puis le « Motörhead » vient les
mettre en confiance et en principe ça se passe plutôt bien.
Quel est votre meilleur ainsi que votre
pire souvenir live ?
Un de nos meilleurs souvenir restera le concert récemment partagé
avec Saxon. Là encore malgré les différences musicales, nous avons
joué dans de bonnes conditions, son, lumières, une salle bien
remplié et un public qui nous a agréablement surpris. L’un des
pire par contre, est probablement lors d’un festival dans notre
région, lorsque un des membres du groupe est monté sur scène complètement
bourré et que dès la première pêche du concert un joli pain se
fut entendre, de mettre le reste des musiciens en confiance pour
toute la durée du set.
Que pensez-vous d'internet ?
On est vraiment dans une ère ou nous disposons de nombreux
moyens de promotion, et internet a énormémentd’impact à ce niveau
là. Cela nous aide beaucoup dans nos démarches, que se soit pour
trouver de nouveau contacts, de s’informer sur l’actualité des
groupes, des salles…, de donner des infos au organismes grâce
à notre site ( www.blacknessthrash.com
) et surtout de rester en contact les uns et les autres.
Pouvez-vous nous donner votre avis sur
les fichiers mp3 et les copies de cd ?
Pour un usage personnel ou promotionnel, ce sont d’excellents
moyens. Par exemple, pour découvrir des extraits inédits, le MP3
est très pratique. Mais la tentation de copie de cd restera grande
tant que les prix magasin resteront élevés et que les disquaires
ne seront pas assez bien desservis.
Et pour finir un mot pour mes lecteurs...
Les groupes français ont besoin d’un réel soutien pour faire grandir
et vivre notre musique.

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