ACCUEIL - INTERVIEWS - PHOTOS - LIENS

 

INTERVIEW

- Pourquoi avoir choisi Phenix comme nom du groupe ?
Bertrand : Au début, nous cherchions un nom qui colle avec le style de musique et les clichés du genre communément admis. Nous avons donc établi chacun des listes de noms que nous avons soumises au vote de tous. C’est Julien, notre premier batteur, qui avait je crois proposé PHENIX. Ca nous a plu : le feu, le rapport à la mythologie, l’éternelle renaissance… Et puis le mot PHENIX veut dire quelque chose en plusieurs langues, indépendamment de l’orthographe... Enfin, c’était peut-être une façon pour nous de nous lancer inconsciemment un défi : celui de nous inscrire dans la durée au contraire de beaucoup de groupes qui se font et se défont en l’espace de quelques mois.

Olivier : Et puis un nom en ‘’IX’’, c’est pas courant, ça change des noms qui se terminent en ‘’A’’ !!!

Bertrand : C’est sûr, ça a un petit côté gaulois en même temps, Astérix, Obélix, PHENIX… Mouarf !!! En fait, comme tu peux le voir, il n’y avait aucune intention particulière à l’origine, on a juste trouvé que ça sonnait. Avec le temps on lui trouvera peut-être tout un tas de significations, mais initialement, il n’y a pas eu de réflexion philosophique, juste un feeling…

- Pouvez-vous nous raconter l'histoire du groupe ?
Bertrand : L’embryon de PHENIX remonte à longtemps, lorsque Sébastien et moi, nous jouions ensemble de la guitare en rêvant un jour de faire partie d’un groupe de Heavy Metal. C’était en 1990 je crois me souvenir… Le temps a passé et la vie nous a séparés un temps, et pendant cette période, Sébastien a commencé à se frotter à la scène avec un groupe de reprises. C’est là qu’il a rencontré Olivier, notre deuxième guitariste. Quant à moi, pour des raisons professionnelles, j’avais quitté l’Est pour la Bretagne, mais un jour, fin 99, j’ai senti qu’il était temps de rentrer par tous les moyens et de tenter le coup, avant qu’il ne soit trop tard… Début 99, j’avais fait quelques maquettes sur lesquelles je chantais. J’aimais jouer de la guitare mais mon rêve, c’était de chanter. Mais j’étais trop timide… J’ai quand même fini par prendre mon courage à deux mains, et j’ai fait écouter la cassette à Sébastien, en me disant que sa réaction motiverait la suite des événements. Ça lui a plu et nous avons fait des essais cet été là. J’ai donc lâché la guitare et pris le micro, et Sébastien a débauché Olivier du groupe de reprises. Alors que j’étais encore chez les bretons, ils ont rencontré un jeune batteur à un concert qu’il donnait avec son groupe, un batteur petit mais vraiment costaud, et complètement fou sur scène. Nous lui avons proposé de nous rejoindre, avons d’abord fait un essai ensemble durant mes passages dans l’Est, et ça a collé. Mais nous ne pouvions rien monter de sérieux tant que j’étais encore expatrié. Mon retour effectif de l’Ouest s’est fait durant l’été 2000, et nous avons alors pu réellement attaquer. Nous avons rapidement trouvé la perle rare qui nous manquait à la basse en la personne d’Anthony. Julien et lui se connaissaient bien et avaient même joué ensemble quelques années auparavant. Nous étions donc fin prêts à nous lancer. Fin août 2000, nous avons pris le nom de PHENIX et 28 octobre de la même année, nous donnions notre première date ensemble. Presque un an plus tard, après de nombreux concerts dans l’Est et en Suisse, dans des festivals, avec KILLERS, MISANTHROPE, NO RETURN, et aussi l’enregistrement d’un premier disque, Julien est parti pour Paris afin de faire une école de batterie, ce que nous avons tous accepté avec plaisir pour lui vu son potentiel. Nous avons eu la chance de pouvoir rapidement recruter un batteur tout aussi bon, même s’il est moins extraverti (encore que plus ça va, plus il se lâche !!! De concerts en concerts, il prend de l’assurance : c’est bon signe). Il s’agit d’Eric qui nous a rejoint en septembre l’an passé. Il s’est très vite intégré au groupe et apporte déjà sa touche à notre son. Nous avons composé cinq nouveaux titres avec lui et ce n’est qu’un début !
Tu sais, il était important que nous ayons le feeling car PHENIX est plus qu’un groupe de zicos, c’est une bande de potes qui partagent une vraie complicité à travers la musique. Même si parfois il y a des prises de becs entre nous (surtout quand on compose, c’est bizarre !), on reste très soudés, et ça c’est le plus important. On ne pourrait pas donner autant sur scène sans ce lien qui nous uni…

- Julien Giraud le batteur a quitté le groupe, pouvez-vous nous en dire plus sur les circonstances de son départ ?
Bertrand : C'est très simple : nous savions tous depuis le début que Julien avait du potentiel et qu'il déciderait d'aller jusqu'au bout de son rêve. Alors quand il nous annoncé qu'il avait l'opportunité de monter à Paris pour faire une école de batterie, nous l'avons évidemment tous encouragé, même si nous étions désolés de le perdre... Cela aurait été vraiment égoïste de notre part de ne pas le soutenir dans cette aventure. Nous espérons qu'il atteindra son objectif et pourra à terme vivre de la musique. C'est du reste Julien qui nous a présenté Eric et l'a désigné comme son successeur. Nous sommes très heureux qu’Eric ait accepté. Julien a d’abord passé plusieurs répétitions à jouer avec lui et à lui montrer les plans. C'était vraiment fun de jouer avec deux batteurs !!! Et ensuite, Eric s’est montré très motivé : il a beaucoup bossé et en moins de trois mois, nous étions en mesure de donner un concert avec un set de plus d’une heure. Aujourd'hui, Eric s’est facilement et totalement intégré, et Julien fait toujours partie de la famille. Il passe nous voir en répétition à chaque fois qu'il revient dans l'Est et tape le bœuf avec nous à l'occasion. Je pense que sur Paris, il aura beaucoup d'opportunité et sans doute entendrons-nous bientôt parler de lui...

- Est-ce Julien ou Eric qui joue de la batterie sur l'album ?
Eric : C'est Julien. En fait, Sacred Fire contient tous les titres qui ont été composés avec Julien. PHENIX a enregistré le dernier, "The Other Side", juste avant son départ pour Paris. C'est en quelque sorte le témoignage d'une première époque, près d'un an de la vie de PHENIX... Et s’il y a un deuxième album, et nous ferons tout pour qu’il existe, j’espère bien être celui qui enregistrera les parties de batterie !

Bertrand : Nous aussi !!!

- Votre musique est du heavy metal très mélodique voire prog. Vous devez avoir beaucoup d'influences diverses au sein du groupe ?
Anthony : Je ne pense pas que PHENIX fasse du progressif, encore que sur album, c’est vrai que les breaks acoustiques et les ambiances peuvent justifier en partie ce qualificatif. En revanche, sur scène, notre attitude est résolument ‘’Rock n’ Roll’’ et nous nous définissons avant tout comme un groupe de Heavy Metal, mais au sens large du terme. Attention, nous ne crachons pas sur le prog, au contraire même pour certains d’entre nous, mais nous ne voulons pas tromper les gens sur la marchandise : PHENIX fait peut-être quelques incartades progressives, mais c’est pour mieux faire ressortir notre côté Heavy. Dans le groupe, personne n’est amateur d’étiquettes, c’est pour ça que Heavy Metal, ça nous va bien ! Quant à ‘’très mélodique’’, en effet, nous avons naturellement tendance à composer des mélodies…

Olivier : Encore que parfois, je me laisserais bien allé à quelque chose de plus rythmique, pour ne pas dire Thrash comme dans mes jeunes années !!! Ahahahaha ! C’est vrai que nous avons des influences très variées, et c’est sans doute là qu’est l’essence de notre son. Les cinq membres de PHENIX écoutent des musiques très différentes. Seb est un fan ultime d’IRON MAIDEN, mais il adore également DREAM THEATER ou SLAYER. Moi aussi, je suis fana de DT, et j’adore Steve VAI, mais j’aime aussi le thrash technique ‘’old school’’ : MEGADETH, METALLICA, etc. Anthony lui aime le Heavy à la HAMMERFALL, mais aussi le Black (LIMBONIC ART et consorts) et la musique classique. Eric est plus porté sur les groupes Hard Core, des trucs ‘’expérimentaux’’ genre STRAPPING YOUNG LAD, MESHUGGAH, SOILWORKS. Quant à Bertrand, il est le plus ‘’traditionnel’’ du groupe : MANOWAR, DIO et le Heavy Metal en général, il aime aussi beaucoup le Hard FM, et notamment WHITESNAKE, le Néo Classique à la MALMSTEEN. Bref ! Tout cela est donc très varié.

Bertrand : Au début, on avait un peu peur que nos sensibilités musicales assez différentes ne nous permettent pas de durer… Pourtant, l’alchimie s’est opérée et jusqu’à présent, tout le monde aime la musique que nous faisons. Chacun y amène sa patte et c’est sans doute ça qui fait notre personnalité. Et puis ça nous permet de proposer aux auditeurs des chansons variées. S’il n’y avait qu’un compositeur et que nous soyons tous dans le même trip musical, ce serait certainement plus simple pour nous dans les phases de composition, mais la monotonie s’installerait sans aucun doute très vite !

- De quoi parlent les textes de Sacred Fire ?
Bertrand : Cela dépend des chansons. Il n’y a pas de concept ou de fil rouge. Selon les cas, j’écris soit en fonction de ce que m’évoque la musique, soit en fonction de thèmes que les autres me suggèrent… ‘’The Endless Quest’’, la première chanson que j’aie écrite pour PHENIX, est arrivée à une période difficile de ma vie. Inconsciemment, j’y ai mis pas mal de moi. C’est une chanson sur l’insatisfaction de la nature humaine, cette difficulté à être heureux, à voir que l’on a tout ce qu’il faut en nous, que la réponse n’est pas ailleurs. J’ai mis ça en parole de façon imagée, en relatant la quête sans fin d’un voyageur parcourant l’Univers (genre Surfer d’Argent, tu vois !!! Huhuhu). Il a vu des merveilles dans l’immensité de l’infini et pourtant son cœur n’est pas en repos : il cherche un sens à sa vie… Il pense qu’en allant toujours plus loin, il trouvera des réponses, mais la réponse est en lui… Dieu (du Metal) que c’est intellectuel ! Ahahaha ! Je suis moi-même surpris d’avoir écrit ça !!! Ahahaha !!! ‘’Journey Through Space’’, c’est un voyage à travers l’espace. C’est le break du milieu de la chanson qui m’a évoqué l’apesanteur, et à partir de là, j’ai brodé sur des thèmes chers à la science fiction : vaisseau spatial, quasar, nébuleuse et pulsar, supernova et trou noir, vitesse de la lumière, bref, le générique rêvé pour la prochaine série de STAR TREK !!! Ahahaha ! ‘’A Call from the Sky’’ : l’appel du ciel. Je ne sais plus trop comment elle m’est venue celle-là… Il n’y a pas de message particulier en tous cas, ça parle de destinée, de fatalité, ça introduit aussi la chanson qui est enchaînée en rappelant bien que même si on est destiné à un glorieux avenir, on est également condamné au lot commun de l’humanité, la Mort…‘’The Other Side’’ : de l’autre côté, et bien justement, il y a l’espoir d’une autre vie. C’est une chanson mélancolique mais en même temps pleine d’espoir sur la vie dans l’au-delà, une façon de dire que ce serait trop con si tout s’arrêtait complètement… C’est notre hommage aux‘’amis absents’’. ‘’Submarine Assault’’ : comme ‘’Prelude to the Quest’’, l’intro, ce sont les deux chansons qui m’ont donné le plus de fil à retordre ! Tellement que je n’ai pas écrit de paroles du tout !!! Ahahaha !!! Nan ! C’est pas vrai, en fait, quand Olivier a proposé son assaut sous-marin, il a été clair d’entrée : « Bertrand, tu te tais » ! Ahahahahaa !! ‘’The Keepers of the Sacred Fire’’ : c’est le type de chanson que j’adore écrire ! Ca ne parle que de Metal, ça fait appel à tous les clichés que des centaines de groupe ont usé avant nous et putain, c’est tellement bon !!! Et puis c’est un hommage à la ‘’Nation Metal’’, à cette famille musicale à laquelle nous appartenons tous, des plus grandes stars au simple fan ! Nous la dédions aux Gardiens du Feu Sacré, tous ces métalleux qui à travers le monde font que notre musique de prédilection reste encore aujourd’hui et depuis plus de vingt ans un pilier de la Musique et pas juste une mode de plus qui passe…‘’Face my Fate’’ : c’est notre conviction. Il faut affronter son destin, et même ne pas toujours l’accepter pour mieux le changer. Aller de l’avant, se prendre en main, ne pas subir, vivre son rêve avec détermination, et surtout, ne jamais avoir de regret de ne pas avoir essayer ! Ça traduit assez bien notre état d’esprit quand nous nous sommes lancés, et pour l’instant il n’a pas changé. A nous de faire que ça dure jusqu’à la fin de nos jours !

- Que symbolise la pochette de l'album ?
Sébastien : On retrouve plusieurs des thèmes abordés dans l'album. L'espace en toile de fond : une superbe nébuleuse comme on pourrait en rencontrer au détour de "Journey Through Space" ou "The Endless Quest". Le volcan au premier plan est bien sûr le Feu, un symbole fort en relation avec le PHENIX. Le personnage qui se tient au milieu de cette éruption est la représentation du Gardien du Feu Sacré. Il libère la puissance du Metal et la boule d'énergie qu'il tient entre ses mains laisse jaillir le PHENIX prenant son envol !

Bertrand : C'est Coco, un très bon ami et fan de Metal depuis des lustres qui a réalisé ce dessin. Nous sommes très contents de son boulot : on y retrouve plusieurs des thèmes et symboles associés à l'album !

- Quelle est votre méthode pour écrire une chanson ?
Sébastien : La plupart du temps, Olivier ou moi arrivons avec des chansons déjà bien avancées au niveau des riffs et des mélodies. De temps en temps, c’est Bertrand (sur Keepers ou FireWings) ou Tony (avec Trial) qui amènent la base, mais dans tous les cas, la majeure partie de la chanson est écrite. Après ça, on bosse sur la structure, notamment en fonction des paroles. Alors chacun compose sa partie : basse / batterie pour Tony et Eric, les lignes de chant pour Bertrand.

Olivier : Nous nous faisons tous mutuellement confiance et à part quelques suggestions, il est très rare que nous intervenions dans le processus créatif des autres. Et jusqu’à présent, ça a toujours très bien collé. Le plus dur pour le compositeur, c’est quand les autres lui disent que sa chanson dont il a déjà une idée très précise doit être aménagée, tel morceau supprimé ou déplacé pour quelque raison que ce soit. Il faut savoir se remettre en cause, accepter les propositions. C’est souvent dur au début, mais au final, on finit toujours par trouver que c’est mieux. C’est là la richesse que peuvent apporter des avis extérieurs…

Bertrand : Nous n’avons jamais réussi à composer tous ensemble, peut-être parce que nos influences sont très différentes et nos sensibilités musicales tout autant. Il nous faut un guide, un fil conducteur sur lequel broder. Et je pense personnellement que c’est la meilleure façon de faire pour nous, ça nous évite les empilements de riffs sans cohérence…

Olivier : Ce n’est pas toujours évident pour Bertrand de trouver des mélodies sur nos riffs de guitaristes, c’est pourquoi nous essayons le plus souvent d’en parler avec lui durant le processus de création. Ca évite ensuite de tout chambouler comme on a eu à le faire sur certaines compos au début…

Sébastien : Et puis on gagne du temps comme ça. Ça nous permet de composer plus vite et de mettre les chansons en place rapidement. En général, nous enregistrons une maquette sommaire afin que les autres puissent se la mettre en tête et ensuite ça va très vite ! Et jusqu’à présent, aucune compo n’a été refusée, même si certaines ont été aménagées. Ça prouve qu’on a quand même tous une idée assez semblable de la façon dont PHENIX doit sonner !

- En live vous interprétez des reprises, du Maiden, du Acdc etc... Quelles sont exactement toutes les reprises de votre répertoire ?
Bertrand : Hou là ! Y en a des tas !!! Au tout début, et comme on voulait jouer vite en live, on s’est appuyé largement sur des reprises. Je me souviens qu’à notre premier concert, les seules compos étaient ‘’The Endless Quest’’ et ‘’Submarine Assault’’ ! Alors on a pioché largement dans le répertoire de nos aînés, en allant du Hard au Heavy. La liste est assez longue, c’est toi qui l’aura voulu : ‘’The Book of Thel’’ de Bruce DICKINSON qui s’enchaînait très bien avec les arpèges de fin de ‘’The Endless Quest’’, ‘’S.O.S.’’ de STRATOVARIUS, ‘’The Night of Dreams’’ de LABYRINTH, ‘’Aces High’’ et ‘’Two Minutes to Midnight’’ de IRON MAIDEN, ‘’Tush’’ de ZZ-TOP, ‘’Antisocial’’ de TRUST, ‘’Burn’’ et ‘’Speed King’’ de DEEP PURPLE, ‘’Whole Lotta Rosie’’ et ‘’Highway to Hell’’ de AC/DC, ‘’Legacy of Kings’’ de HAMMERFALL, ‘’Enter Sandman’’ de METALLICA, ‘’Metal Daze’’ et ‘’All Men Play on Ten’’ de MANOWAR, et plus récemment, nous avons repris ‘’I’m a Rebel’’ d’ACCEPT et ‘’The Last in Line’’ de Ronnie James DIO. En acoustique, on a dû aussi interpréter quelques fois ‘’Falling Rain’’ de LABYRINTH, ‘’Master of the Wind’’ de MANOWAR et ‘’The Silent Man’’ de DREAM THEATER. Quand je relis ça, je comprends mieux pourquoi à nos débuts, certains pensaient que nous étions un groupe de reprises !!! Ahahahaha !

- Quel est votre plus beau souvenir live ?
Bertrand : Unanimement, c’est sans aucun doute le concert que nous avons donné en première partie de KILLERS le 21 juillet 2001. Le public était tellement déchaîné que ça nous a donné des ailes ! L'ambiance était absolument incroyable et j'en ai la chair de poule rien que d'y penser ! L'atmosphère était très particulière ce soir là et bien sûr nous l’avons tous ressenti, et sans doute cela nous a-t-il donné encore plus de raisons d’offrir le meilleur de nous même, par respect, comme un hommage. Et cette soirée reste inoubliable, que ce fut d’abord vu de la scène, et ensuite vu du public pour le concert de KILLERS ! Sans aucun doute notre meilleur souvenir !

- Le plus mauvais ?
Bertrand : Difficile à dire... Plusieurs fois nous avons eu de mauvaises conditions de son, mais jamais rien de vraiment dramatique. Je crois qu'on ne joue pas assez souvent pour se payer le luxe de mauvais concerts. Forcément, on est tellement content d'y être et de pouvoir jouer qu'une fois en piste, on oublie tout et c'est toujours un vrai bonheur de jouer tous les cinq. Et puis on a encore jamais pris de tomates !!! Ahahaha !

- Je sais qu'il y a d'autres compos de prêtes. Sont-elles du même style que celles de Sacred Fire ?
Bertrand : Oui et non. Ça reste du Heavy, en ce sens, oui, elles sont du même style, mais évidemment, on essaie de ne pas se reproduire...

Sébastien : Cinq chansons sont déjà prêtes : "Still Believe" est une chanson d'amour (mais d’amour vache alors, parce que c’est pas une ballade !) avec un riff très accrocheur.

Anthony : "Trial by Fire", une chanson hommage au Heavy en général et à un grand groupe en particulier, je vous laisse deviner quand vous l'entendrez ! Hehehe !!! Je vous donne un indice, après avoir posé les lignes de basse, Sébastien m’a aidé à y superposer des riffs. Ça pourrait vous aider…

Olivier : "The Fifth Dimention" est plus complexe et très puissante, "FireWings" est assez speed. La petite dernière s'intitule "The Last Ride" et elle alterne passages rapides et mélodiques.

Sébastien : Nous sommes en ce moment en train de bosser sur une de mes premières compos (elle date d’il y a des lustres, bien avant la formation de PHENIX, au temps où Bertrand et moi jouions ensemble de la gratte dans son garage !). C’est une chanson ‘’épique’’, et Bertrand a écrit des paroles sur un thème que je lui avais proposé : c’est un récit dans l’esprit des films d’horreur. Elle s’intitule ‘’Prowling Spirits’’.

Bertrand : Ensuite, mais je ne sais pas encore dans quel ordre, nous attaquerons "Blood in the Arena", une chanson nettement plus hargneuse avec un gros riff très pesant. Sébastien a également composé la suite de ‘’The Endless Quest’’, la chanson d’ouverture de l’album, et je la trouve vraiment terrible. Encore une chanson alternant les ambiances à la manière de ‘’Face my Fate’’ : j’adore ! J’ai une chanson de côté que nous adapterons un jour avec PHENIX je l’espère, et Olivier vient juste de me filer une cassette avec de nouvelles idées qui m’inspirent et devraient sans doute déboucher dans un avenir proche ! Et après... Ben on verra bien ! Les idées ne manquent pas ! Mais si on récapitule, ça nous fait déjà dix titres !!! Ça devrait nous permettre de tenir nos objectifs : enregistrer un second opus avant la fin d’année…

- Que pensez-vous de la scène metal française ?
Bertrand : Le plus grand bien, pourquoi ?

Olivier : En fait, c'est vraiment cool que le Metal se réveille à nouveau en France. Alors bien sûr, il y a du bon et du moins bon, mais nous sommes bien mal placés pour juger nos pairs… Disons que dans ceux qu'on aime, il y a les valeurs sûres, KILLERS, NIGHTMARE.

Bertrand : DYSLESIA est vraiment un groupe qui assure, MALEDICTION semble bien parti, et moi j'attends impatiemment MANIGANCE et NORTHWIND. Et au niveau local aussi ça bouge ! Dans notre coin, il y a plusieurs groupes de Heavy qui tournent et c'est quand même cool car ça permet de montrer que le Metal n'est pas mort, au contraire ! Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que des groupes français finissent par percer à l'international !

- Pensez-vous qu'internet soit un bon moyen de promotion ?
Bertrand : Même si le net ne touche pas un public aussi large que par exemple la presse nationale, c'est quand même un moyen simple de faire parler du groupe. Et c'est aussi un média efficace pour relayer les infos rapidement, notamment sur notre site à l'adresse www.phenixmetal.fr.st. Sur le site, nous pouvons proposer des extraits musicaux permettant de nous découvrir et donner envie de se procurer l'album par la suite… Oui, c'est sans doute un bon moyen de promotion. Et puis on peut aisément tisser des liens avec d'autres webmasters, des modérateurs de mailing lists, qui ont eux aussi des contacts et souvent relaient notre promo. Si bien que rapidement, on bénéficie gratuitement d'une certaine publicité. Je ne sais pas quelles sont les retombées réelles, mais il est clair que c'est mieux d'y être que non. Ça permet d'avoir des contacts dans toute la France et au-delà, bref, ça ouvre de nombreux horizons ! C'est par exemple grâce au net que j'ai pu entrer en contact avec Bruno Dolheguy de KILLERS et monter le plan de Grandvillars !

- Quels sont les projets du groupe pour l'avenir ?
Eric : Donner des concerts bien sûr ! C’est un peu difficile de jouer ces temps-ci. Il y a encore de cela un an, il existait de nombreuses possibilités de jouer dans la région, mais aujourd’hui nous sommes contraints de faire plus de route pour donner des concerts, avec tout ce que cela implique. Mais ça ne fait rien, si le public ne vient pas à nous, nous irons à lui ! On va également essayer de décrocher des premières parties avec des groupes plus connus que nous : ça nous permettrait de toucher un public plus large... Et puis cet automne si tout va bien, nous enregistrerons un deuxième album ! Je suis très impatient à cette idée !!!

- Et pour finir un mot pour mes lecteurs....
Le groupe : Gardez la Flamme !!! Soutenez le Metal, écoutez-en, allez aux concerts ! Merci à tous ceux qui nous encouragent et nous soutiennent, et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, font que le Metal reste bien vivant ! Si vous êtes sur ce site, c’est que vous connaissez le travail de Taranis et son équipe, mais même si vous n’êtes plus à convaincre, nous tenons cependant à saluer l’initiative des rédacteurs des Fils du Metal, leur contribution à la promotion de nombreux groupes connus et moins connus, et à remercier Taranis pour son soutien spontané depuis que nous nous sommes rencontrés à Grandvillars un soir de juillet 2001… A toutes et à tous, gardez précieusement la flammes et prenez bien soin du Rock n’ Roll !

 

Interview du groupe français Phenix, réalisée par Taranis en Avril 2002.