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INTERVIEW |
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Pourquoi avoir choisi Aphob comme
nom de groupe ?
On a eu du mal à trouver un nom, il fallait se mettre d’accord
entre nous quatre. nous ne voulions pas d’un nom qui déchire
dès sa prononciation, nous cherchions quelque chose de
plus discret et plus subtil. Quelque chose qui correspond plus
à notre style et notre aspect dans la vie de tous les jours.
Pouvez-vous vous présenter
?
Nous sommes les 4 mêmes depuis 9 ans :
Arno (faux maigre) – guitare et guitare synth
Richard (grand sec) – basse frettée et fretless
Steph’n’roll (p’tit gros) – chant et
cri
Erwann (gros trapu) – bruit et tambourin
Racontez-nous votre histoire...
Nous sommes un groupe issu de Saint-Nazaire (44) née en
1994 (période fast du death metal), cette formation a su
se stabiliser autour de quatre individus animés par la
musique METAL.
L’idée de base est venue d’Arno, guitariste
en plein apprentissage de son instrument ; qui fit paraître
une annonce pour tenter l’expérience d’un groupe.
Arrivent ensuite Stéphane (chanteur) et Richard (bassiste)
d’une formation punk. C’est un peu plus tard ; après
quelques expériences avec d’autres musiciens qu’arrive
Erwann (batteur), la boucle est fermée. Voici APHOB.
Le groupe enregistre une première Démo «
H B » en Septembre 1995 ( support K7 ), puis enchaîne
quelques concerts ( scène ouverte, tremplins…).
En 1999, pour des raisons professionnelles, les 4 musiciens décident
de mettre le groupe en stand by.
Et c’est fin 2000 qu’APHOB, enrichi de l’expérience
passée et de nouvelles influences musicales, prend un nouveau
départ. Le groupe reprend toutes ses compo à zéro
(exception faite pour 2 ou 3 vieux morceaux quelque peu retravaillés,
nostalgie !).
Après 2 ans de création, on remporte le tremplin
« Bouge Ta Ville » organisé par Trempolino
(Nantes) puis on enchaine les résidences :
- travail scénique avec Manou (ex chanteur d’Elmer
Food Beat).
- travail lumière avec la régie lum’ de l’Olympic
(Nantes).
- 2 résidences avec Michel BONHOUR sur la maîtrise
du son.
Juin 2003, sortie de notre nouvelle Démo « HUMAN’S
FEAR ».
Vous décrivez votre style
comme du Death Métal Fuzzion, pouvez-vous nous donnez les
ingrédients qui forment ce style ?
(dixit Erwan ) on écoute tous du métal mais chacun
des styles différents. Richard écoute pas mal de
funk, de jazz et Cannibal Corpse ; et moi je vénère
les dieux du Heavy Métal allemand. Tous ces styles différents
font ce qu l’on appelle du DEATH FUZZION.
Ou si tu préfères « Flou Artistiq Metal ».
Quelle est votre méthode
de composition ?
On compose tous ensemble en répétition en improvisant
(souvent au montage du matos) puis lorsqu’on a l’idée
de base…
Pour être bref, on fait comme on a envie.
De quoi parlent les paroles de
vos chansons ?
De la vie de la mort. Des peurs du monde actuel, de faits divers.
Nous ne dénonçons pas, nous avons juste un regard
qui se lasse de ce monde.
Quels sont les groupes qui vous
influencent ?
DEATH, CARCASS, SUICIDAL TENDENCIES, INFECTIOUS GROOVE, EMTOMBED,
LIFE OF AGONY, GAMA RAY (mais que le batteur), MARCUS MILLER (mais
que le bassiste), MEGADETH…
Avez-vous déjà fait
de la scène ?
Oui
Quel est votre plus beau souvenir
et le plus mauvais ?
Le premier « bouge ta ville » , on a fait un super
set, le public sautait partout et on a fini arrachés.
Un concert métal « fait péter » à
Ancennis (44), les organisateurs attendaient 300 à 400
personnes, il y en a eu environ 70, donc pas terrible.
Que pensez-vous de la scène
métal en France ?
Il y a quelque bon groupe comme GOJIRA (dont on a fait la 1°
partie), CARCARIAS et plein de groupe locaux mais tous sont mal
distribués. Le métal en France est encore assez
mal vu et il est difficile de se faire connaître.
Quels sont vos projets pour l'avenir
?
Dans un avenir proche, étant donné la sortie de
notre nouvelle Démo, trouver au minimum une date correcte
par mois.
Que pensez-vous d'Internet ?
C’est un super moyen de communication pour les groupes underground,
échange d’infos,
dates, MP3.
Pouvez-vous nous donner votre avis
sur les fichiers mp3 et les copies de cd ?
Ca fait vivre les petits groupes comme nous et au diable les grosses
distrib comme Universal et leur merde académique.
Et pour finir, un mot pour mes
lecteurs...
Faut que ça thrash.

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