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INTERVIEW |
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Comment avez-vous trouvé
ce nom de groupe ? A-t-il une signification particulière
?
Vido Sinn : Le premier
nom de notre groupe était “Bangin’ Moon”,
une idée de notre premier chanteur. On a fait deux albums
avec ce nom, mais on ne le trouvait plus approprié lorsque
plusieurs membres sont partis, dont le chanteur. Avec le nouveau
line-up on a fait une longue liste des noms avec « Moon
» (merci Alvin !), Et Jesters Moon fut adopté à
l’unanimité.
Pouvez-vous présenter le
groupe ?
VS : Le groupe s’est
formé en 1996 et a enregistré une démo 4
titres « Breakin’out », puis deux albums : «
Blinded » en 1997 et « Moontang » en 1999. Preston
Hatch (batterie) est le seul membre survivant de cette époque.
Le line-up actuel est composé de Bryce (Chant et guitares),
Alvin (basse), Preston (batterie) et moi à la guitare et
aux claviers.
Bryce Van Patten est un excellent batteur, une représentation
typique du style des années 80. Il a aujourd’hui
une réputation certaine, au vu des groupes avec qui il
a joué : WILD DOGS jusqu'à l’arrivée
de Deen Castronovo, BABYLON, HOLY TERROR (de Portland), EGYPT,
WARHEAD, THE HUMANS, GOTHIC OPERA, GENE POOL, BANGIN' MOON puis
PIPE DREAMS juste avant de rejoindre JESTERS MOON.
Alvin est au départ un ami de Bryce, c’est un très
bon bassiste doublé d’une hargne extraordinaire.
Il a joué avec CIRCUS MIND, I AM OPUS, PILGRIM'S STAFF
puis PIPE DREAMS.
Preston Hatch est originaire de Long Beach, mais habite dans
le nord-ouest depuis le début des années 1990. Il
a joué dans un groupe appelé RISING avec Tom Dumont
de NO DOUBT, avant de former BANGIN' MOON et PIPE DREAMS avec
Alvin & Van Patten.
Je sui né au Etats-Unis, mais j’ai été
élevé à Cagliari en Italie (Sardaigne). J’ai
reçu ma première guitare en cadeau pour mes cinq
ans, vers seize ans je fus victime d’un terrible accident
qui immobilisa mon bras droit pendant plusieurs mois…dés
que j’en ai retrouvé l’usage, j’ai joué
à n’en plus finir, et j’ai remporté
quelques trophés musicaux. J’ai joué dans
GRAVEN IMAGE, METAL PRINCE et PANIC. J’ai toujours beaucoup
aimé le Black métal aussi, je suis à l’origine
de BLACKTHORN.
Est-il difficile de jouer du heavy-métal
au USA, pays connu pour la vague Néo ?
Bryce Van Patten :
Absolument pas ! Quand ton cœur te dit de jouer, tu joues,
et le style qui te plais ! On sent qu’il y a beaucoup de
fans de métal qui ne se reconnaissent pas dans ce courant
« rap-nu-métal », qui est très vendeur.
Ici, tu suis soit ton cœur soit ton portefeuille ! Le choix
fut facile pour nous.
A l’écoute de l’album,
un nom vient à l’esprit : Judas Priest… que
plaidez-vous ?
VS : Là tu
m’as bien eu… COUPABLE ! Judas a toujours été
ma principale influence en matière de heavy-métal.
J’ai perdu ma virginité sur Point Of Entry…
BVP : “Un
leashed in the east” est un de mes albums favoris.
Quelle est votre méthode
pour composer ?
VS : J’attends
que les idées viennent… quand je travaille, je trouve
une rythmique sympa. Je l’enregistre, y ajoute quelques
modifications. Parfois je la confie à Bryce s’il
a des paroles qui peuvent coller, généralement on
décide d’un titre et il compose mélodie et
paroles.
BVP : Généralement
j’écris sur des sujets qui me révoltent, c’est
un bon moyen de décharger sa hargne. La musique est ma
seule passion, et chaque morceau est une chose qui m’est
arrivée un jour ou l’autre. Les morceaux joyeux sont
inspirés par la bière !
Quels sont pour vous les ingrédients
d’une bonne chanson Heavy métal ?
BVP : Ca doit te
remuer les tripes et faire vibrer ton cœur. De grosses guitares
sur un ampli Marshall, une batterie énorme et une bonne
ligne de basse. Le tout mélangé à de bons
textes faciles à retenir.
Quels sont les principaux thèmes
de l’album ?
BVP : Je pense que
sur tout l’album, ce doit être l’espoir…
mais ne me cite pas, là je suis pas sûr !!
Ta voix sonne de façon très
étrange par moments…
BVP : Ah ? Tu sais
j’essaye de faire quelque chose d’original et de différent.
J’ai longtemps été comparé à
pas mal de chanteur, et je n’arrivais pas à trouver
mon propre style. Mes principales influences sont Ian Gillan,
Bruce Dickinson et Rob Halford.
Ou en êtes-vous question
concerts ?
BVP : On a joué
récemment au Paris Theater de Portland, devant un public
formidable. On a aussi filmé le concert et les backstage
pour une vidéo qui devrait sortir au printemps ; il y en
a des photos sur le site. On prévoit aussi une excursion
en Europe cet été et ce serait un vrai plaisir pour
nous de jouer en France.
Que pensez-vous d’Internet
?
BVP : C’est
un moyen extraordinaire de communication… tu peux te faire
des amis à l’autre bout du monde par un simple clic
! La meilleure chose est bien sûr de pouvoir découvrir
des groupes. Le monde est rempli de groupes de Heavy qui ne demandent
qu’à être découverts.
Que pensez-vous des Cdr ?
BVP : C’est
un excellent moyen pour découvrir des groupes, en se faisant
des compils. Mais ce que j’aime vraiment, je l’achète.
Le son est meilleur sur cd et tu as la pochette, et la satisfaction
de l’avoir acheté. Le temps où on achetait
un album pour sa belle pochette est révolu…
Quels sont vos projets pour les
années à venir ?
BVP : Nous allons
continuer à jouer, à enregistrer, et à faire
connaitre la musique que nous aimons et que nous pratiquons. Nous
espérons donner un maximum de concerts où le métal
est apprécié à sa juste valeur.
Connaissez-vous des groupes de
métal français ?
VS : J’ai
entendu parler de Trust il y a quelques temps et j’aimais
assez ce qu’ils faisaient. Malheureusement, le bon métal
a beaucoup de mal à être joué sur les radios
US, à cause de toute cette m… de rap et de hipop
qui squatte les ondes.
Un petit mot pour mes lecteurs
?
BVP : Bravo à
vous de garder la foi en un Heavy métal de qualité
! Nous serons très heureux de venir jouer en France, et
de vous faire saigner les oreilles ! Aidez-nous en faisant découvrir
notre album, le bouche à oreille est la meilleure publicité…
Métal Forever !

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