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INTERVIEW |
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Pourquoi avoir choisi
Shannon comme nom de groupe ?
OLIVIER : Le nom
du groupe n’a pas d’origine particulière. Nous
voulions quelque chose d’assez neutre qui ne donnait pas
d’indication particulière sur la musique du groupe
pour éviter d’être catalogué avant même
d’avoir été écouté. On a trouvé
que SHANNON sonnait bien et puis c’est court et ça
se retient bien, alors on l’a gardé.
Pouvez vous vous présenter
?
OLIVIER : A la base,
SHANNON s’est formé autour de 3 musiciens.
Olivier Del Valle (chant), ex JANNYLEE
Patrice Louis (guitare), ex Lynx
Thierry Dagnicourt (claviers)
Peu avant l’enregistrement de l’album, un batteur
a intégré le groupe. Il s’appelle Stéphane
Mignon. Stéphane a travaillé sur l’album aux
arrangements batterie, mais n’a pas participer directement
à l’enregistrement.
Racontez nous l’histoire
du groupe ?
OLIVIER : Au printemps
98, suite à mon départ de JANNYLEE, Patrice et Thierry
m’ont contacté pour me proposer de travailler avec
eux. Ils avaient quelques compos, mais n’arrivaient pas
à trouver le chanteur qui pouvait coller au style musical.
Entre nous, le courant est tout de suite passé et nous
avons commencer à travailler ensemble. Un an après,
une démo 8 titres voyait le jour. Nous avons démarché
quelques labels histoire de voir comment notre musique serait
accueillie. Deux labels, un allemand (shark records) et un anglais
(escape) étaient intéressés par le groupe
et étaient prêt à nous signer et commercialiser
immédiatement la démo sans repasser en studio. Si
ça ne s’est pas fait avec ces deux labels, c’est
parce que parce qu’on voulait prendre du temps pour retravailler
les morceaux avant de les sortir, ce que Shark et Escape ne prévoyait
pas. Début 2002, Stéphane Brulez (label manager
d’Anvil.corp) a contacté le groupe pour nous dire
qu’il était intéressé pour qu’on
travaille ensemble. A cette époque nous avions une vingtaine
de morceaux à notre répertoire. Nous avons donc
décidé de retravailler l’ensemble des morceaux,
de composer de nouveaux arrangements en vue de la sortie de l’album.
Nous sommes rentrés en studio et une fois les enregistrements
terminés, nous avons contacté Didier Chesnaud (Headline)
pour qu’il s’occupe du mixage. Depuis début
septembre, nous répétons en vue des lives qui devraient
débuter début 2004.
Sur l’album vous êtes
un trio, qui assure la basse et la batterie ?
OLIVIER : Pour être
tout à fait honnête avec toi, les partie basse et
batterie ont été programmées par Thierry.
Comme je te l’ai dit précédemment, Stéphane
a intégré le groupe juste avant l’enregistrement
de l’album et il n’a pas eu le temps d’apprendre
l’ensemble des morceaux et n’a donc pas pu enregistrer
les parties batterie. Il était convenu avec le label que
l’album devait sortir au plus tard fin octobre et si Stéphane
avait du repasser en studio pour refaire les parties batteries,
nous n’aurions jamais été dans les temps.
Musicalement vous faites du hard
mélodique, quelles sont vos influences ?
OLIVIER : Les influences
du groupes sont diverses. La musique de Shannon reste très
influencée par tout ce qui s’est fait dans les années
80. Je suis pour ma part très sensible à la voix
de mecs comme Joe Lynn Turner, Jeff Scott Soto, Mike Tramp, Ronnie
James Dio, Michael Sweet et Michael Kiske pour ne citer qu’eux.
Pour ce qui est des groupes, j’ai des goûts assez
éclectiques. Comme la plupart les kids qui écoutaient
du hard dans les années 80, j’achetais ce qui me
plaisait sans me préoccuper de savoir si c’était
du hard FM, du heavy ou du thrash. Aujourd’hui je peux écouter
du Bon Jovi comme du Sépultura avec une préférence
pour des groupes White lion, Accept, Judas Priest, Fair Warning,
Dokken et Helloween.
PATRICE : J’ai
été influencé par des guitaristes techniques,
mais qui axent beaucoup leur jeu sur la mélodie avant tout
comme Michael Shenker, Ritchie Blackmore, Frankie Sullivan (Survivor)
qui est un vrai tueur mais injustement méconnu par la presse
spécialisée. Pour les guitaristes plus contemporains,
je suis admiratif devant Bill Leverty (Firehouse) et Tony Bruno
(Saraya). En tous cas, je déteste toute cette vague «
Sharpnel Records » orchestrée par Mike Varney dans
les années 80 et qui a continué avec des gratteux
très techniques, mais dénués de mélodie.
D’ailleurs, ces gratteux n’ont jamais emergé
dans des groupes qui ont marqué, à part Mc Alpine
qui avait sorti un bon album de hard FM, mais un seul. En ce qui
concerne les groupes, j’apprécie beaucoup Judas Priest,
Danger Danger, Firehouse, Nightranger et FM.
THIERRY : Sans
parler d’influence, j’apprécie beaucoup des
mecs comme David Paich (Toto), Jonathan Cain (Journey), Mic Michaeli
(Europe) et Robbie Valentine. Pour ce qui est des groupes j’écoute
très souvent Bon Jovi, Tyketto, Jaded Heart et bien sur
Toto et Journey.
Que racontent les textes de vos
chansons ?
OLIVIER : Les thèmes
abordés sont très variés. Heartbreaker, she’s
a liar et lovehunter parle d’amour, Wild wild wild raconte
l’histoire d’un tueur psychopathe qui recherche sa
propre mort au travers de celle de ses victimes, young and tough
est beaucoup plus léger dans le style sex and rock’n’roll.
Nous n’avons pas de thème qui revient de façon
récurante. En fait les textes sont faits en fonction de
l’ambiance qui se dégage des morceaux.
Quel est votre méthode de
composition ?
OLIVIER : Nous n’avons
pas de méthode particulière pour composer. Dans
SHANNON, tout le monde compose. Le plus souvent, Patrice arrive
avec un riff guitare et j’improvise plusieurs lignes chant
dessus, on enregistre les différentes versions tout de
suite et on laisse reposer quelques semaines. Ensuite on réécoute
les enregistrements à oreille reposée et on voit
ce qui peu être exploité. C’est vraiment à
partir de ce moment là que commence le véritable
travail de composition. L’ensemble du travail se fait à
trois. Chacun peut émettre des idées, donner son
avis, intervenir sur le travail de l’autre. Je pense que
c’est ce qui fait la force du groupe. Dans SHANNON, il n’y
a pas de leader, aucun musicien n’est plus important qu’un
autre et chacun s’investi dans le travail de composition
à la même hauteur.
Que pensez vous d’internet
?
OLIVIER : Pour ma
part je suis un accro d’internet, je passe pas mal de temps
dessus. Internet est une mine d’informations en tous genres.
Malheureusement sur le web, on trouve de tout, il y a à
boire et à manger et pas toujours du meilleur goût.
Pouvez me donner votre avis sur
les mp3 et les copies de cd ?
OLIVIER : En tant
que consommateur de musique, les mp3 ont révolutionné
les habitudes d’écoute des gens. Plus besoin de se
balader avec des cassettes ou des cd sur soi pour écouter
de la musique n’importe où. En tant que musicien
ayant un album sur le marché, je pense que les mp3 comme
les copies de cd font incontestablement baisser les ventes. Mais
je ne vais pas te la jouer mec scandalisé, car il m’arrive
aussi de copier des cd, même si je préfère
avoir un original. En fait c’est comme tout, les mp3 et
les copies de cd ne sont pas une mauvaise chose en soit tant qu’on
en abuse pas.
Et pour finir, un mot pour mes
lecteurs...
OLIVIER : Nous espérons
que vous prendrez autant de plaisir à découvrir
l’album de SHANNON que nous en avons pris en le composant.
Rendez vous très bientôt sur la route. Bonne bourre
et longue vie aux FILS DU METAL.

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