Deux années de présence au festival d'Hirson
et ça s'annonçait plutôt bien pour cette
troisième fois; entre le soleil, la facilité
pour se garer et surtout d'avoir dans les mains l'accréditation
"Presse", le sésame qui allait permettre
de faire des interviews et des photos et ce compte-rendu que
vous lisez; pas d'accrocs, donc, en ce premier jour, ce qui
laissait libre de se concentrer sur les groupes et l'ambiance
de ce 31 mai 2003.

AMALTHYS et DEALGOOD avaient eu l'honneur redoutable de
faire l'ouverture, respectivement de la petite scène
et de la scène principale; c'est un défi que
de jouer quand tout le public continue d'arriver et de savoir,
pourtant, capter l'attention de l'assemblée présente,
mais pas toujours en nombre; les aléas des choses
faisant que mon premier concert a été celui
d'YYRKOON, voici les diverses opinions recueillies auprès
des personnes présentes, à propos des prestations
d'AMALTHYS et de DEALGOOD; de 14h à 14h30, AMALTHYS
a fourni une prestation tout à fait honorable, sur
la petite scène, placée en retrait de la principale
et le groupe s'en est bien sorti, aux dires de tous, en
jouant un heavy-speed avec des touches bien sympas d'agressivité
dans leur musique; une bonne entrée en matière,
donc, que DEALGOOD va venir confirmer, en prenant le relai
sur la scène principale de la Rotonde. Toujours selon
l'avis général des spectateurs, DEALGOOD a
encore monté la sauce d'un cran, en proposant un
concert qui a laissé des traces dans les esprits
et les oreilles du public, grace à leur heavy-power
bien en place.
Sans temps mort, c'est le sprint retour vers la scène
numéro 2, pour voir YYRKOON et là, mes impressions
sont que c'est décidément un sacré
bon groupe, qui aime ce qu'il fait; pourtant, les conditions
venant d'un son pas toujours valorisant et des balances
un peu courtes pour ciseler les morceaux comme ils le méritent,
auraient pu déstabiliser le groupe, mais ça
n'a pas été le cas dans l'ensemble; chacun
des musiciens d'YYRKOON a su trouver ses marques et offrir
un concert de plus en plus prenant pour tous ceux présents
et l'impression reste qu'YYRKOON mérite le succès
rencontré sur album et sur chacune de leurs prestations,
même si Hirson ne restera pas leur meilleure pour
les raisons déjà énumérées.
Les premiers accords d'AMPHITRYON se font entendre sur
la scène 1, la plus grande et c'est bien ce qu'il
fallit pour accueillir tous les membres de ce groupe original;
pas moins de 3 personnes au chant, dont deux filles et un
guitariste, sans parler du bassiste, du lead-guitariste
et du batteur. 6 personnes, donc, qui montrent au long de
leur concert qu'ils ont pas mal d'atouts, autant pour ce
qui est de leur doom-death aux belles mélodies, que
pour leur volonté affichée, d'offrir un concert
de qualité. Le public de la Rotonde ne s'y est pas
trompé, en saluant AMPHITRYON, par pas mal d'applaudissements.


THE CUBE fait chauffer les amplis sur la scène 2
et c'est reparti pour que la foule arpente rapidement la
distance de béton et verdure qui sépare les
deux lieux de concerts et puisse arriver à temps
pour ce nouveau groupe, qui semble vouloir dégager
toute la puissance qu'il a et c'est bien le cas; si la scène
secondaire avait pu avoir le même bon son que la principale,
ça aurait permis de se faire une idée encore
meilleure de ce que joue THE CUBE, mais, l'ensemble du public
a pu néanmoins se rendre compte que leur néo-métal
vitaminé arrachait autant que les membres se donnent
pendant leur concert: ça accroche, en résumé
et laisse une bonne impression.

L'après-midi est toujours ensoleillé, les
groupes qui se sont succédés jusqu'à
présent, ont assuré, chacun dans leur style
et le public déjà arrivé ou en train
de le faire, vient grossir les rangs et supporter les concerts
des 2 scènes; bref, un début de festival réussi
et la suite ne va pas être en reste. Justement, c'est
un concert attendu qui arrive, celui de FAIRYLAND; en fait,
le groupe franco-espagnol fait parler de lui, entre ceux
qui ne voient en eux, que des copies de RHAPSODY et ceux
qui les apprécient pour les capacités qu'ils
ont en eux à faire se développer leur propre
style, au fur et à mesure de leur évolution.
Ce jour-là, au moins, les 2 parties avaient un point
commun: voir ce que donnerait la musique heavy-symphonique
du groupe, en "live". Après à peu
près une heure de concert, FAIRYLAND avait toujours
ses partisans et ses détracteurs, mais, tous s'accordaient
pour dire que la prestation avait été de qualité,
pour le côté carré du groupe; pour le
reste, les avis divergent, alors, puisque chacun est libre
d'avoir son opinion, pourquoi polémiquer, autant
revenir à l'essentiel: le concert de FAIRYLAND, bien
sûr. Mon impression a été celle d'un
groupe plein d'enthousiasme, heureux d'être là
et qui l'a montré, à commencer par Willdric,
l'un des fondateurs du groupe, et Elisa, la chanteuse, au
sourire non-stop ou presque. Il y a du rodage à faire,
c'est vrai et aussi à canaliser cette énergie,
pour rendre le groupe plus sûr de lui sur scène,
mais ça viendra, avec le temps; d'autant que pour
leur première tournée, ceux qui ont suivi
chaque date avec SONATA ARCTICA, ont pu confirmer que FAIRYLAND
apprenait vite et s'améliorait date après
date; il vaut mieux un groupe avec des maladresses à
corriger et beaucoup d'enthousiasme sur scène, plutôt
qu'une formation parfaite, mais qui n'a plus rien à
dire. FAIRYLAND a donné un bon concert, en résumé,
avec ses plus à retenir.


L'avantage de l'affiche d'Hirson, édition 2003,
c'est d'offrir un enchainement de styles variés et
c'est bien pour se garder l'esprit ouvert; justement, en
place sur la petite scène, c'est BEHIND VISION qui
investit l'endroit, avec un look inattendu au premier regard,
mais c'est l'effet voulu et atteint par la formation, afin
de créer l'ambiance propice à son métal
indus; le public a eu l'air de moins accrocher musicalement
que ce que le groupe aurait probablement souhaité,
mais c'était peut-être à cause d'une
petit baisse de régime dans l'assistance, à
force de suivre la succession non-stop des concerts, depuis
le début d'après-midi.

Le temps de revenir dans le coin presse, de trouver les
personnes qu'il faut et c'est parti pour les interviews
avec, pour commencer, Willdric de FAIRYLAND, vraiment aussi
sympa qu'intéressant dans ses propos et, ensuite,
une entrevue avec Jani, le malicieux guitariste de SONATA
ARCTICA, tout aussi sympa et intéressant; le seul
problème est que cette heure d'interviews rend physiquement
impossible d'assister et de prendre des photos du concert
de MISANTHROPE, qui se déroule au même moment,
sur la scène 1, juste à côté;
regrêt, d'autant que leur prestation semblait bonne,
malgré le son trop fort, qui rendait difficile le
fait de poser les questions, en étant à une
trentaine de mètres du coté de la scène.
MISANTHROPE, ce sera pour une prochaine fois, sans faute,
vu que le groupe a eu plutôt l'air de faire l'unanimité
parmi la foule présente.
Il est déjà 19h bien passés, quand
l'heure de se rendre à la scène secondaire
a sonné et c'est pour un nouveau bon concert, celui
de BURGUL TORKHAIN. Avec tout ce qu'il faut de hargne, de
savoir-faire et de metal brut de chez brut, ils remportent
le tremplin organisé à Hirson et se voient
les heureux gagnants pour aller jouer au festival jumelé
avec celui de la Rotonde, à savoir le festival Tuska,
en Finlande; courant juillet 2003, les Finlandais vont pouvoir
apprécier BURGUL THORKAIN et ce sera sûrement
autant que le public Français l'a fait, ce 31 mai:
BURGUL THORKAIN est un groupe qui le mérite largement
!
Puisqu'on parle de la Finlande, c'est au tour des nordiques
de SONATA ARCTICA, de montrer leur capacités indéniables
sur la scène principale; les choses s'annoncent bien,
avant même d'entendre les premiers accords, rien qu'à
voir le beau visuel qui occupe tout le fond de la scène:
tout y est, la nature, le loup et le personnage de magicien:
le décor est au propre, posé. Pas de problème,
SONATA ARCTICA sait rallier tout le monde à sa cause
et a joué une set-list plutôt bien équilibrée,
tirée de leur dernier album et des précedents.
C'était très sympa de voir Jani, le guitariste
au visage d'elfe (mais si, mais si :) sourire à chaque
fois que le public répondait plus que favorablement
aux titres extraits de "Winterheart's Guild":
pour des morceaux récents, un concert reste toujours
un test de passage, avec la réaction à chaud
du public. En résumé, SONATA ARCTICA, on en
redemande sur album pour le côté travaillé,émotionnel
et sur scène, pour le côté speed enthousiaste.
 
 
Le crépuscule se fait, les lumières de la
scène 2 révèlent leur qualité,
vu qu'elles sont franchement belles; c'est d'ailleurs l'un
des points forts du festival d'Hirson, que d'avoir des "lights"
classes sur les 2 scènes, dès que la nuit
tombe. AFTER FOREVER profite pleinement de cette atmosphère
un peu surréaliste par moments, entre fumée
et éclairage bien dosés et les hollandais
laissent tout le monde sous le charme de leur doom atmo-symphonique
énergique à souhait. AFTER FOREVER est et
reste la meilleure surprise de ce festival 2003, tellement
leur concert est bon. Emmené par une chanteuse aussi
dynamique que très bonne frontwoman, tout le groupe
ne s'est pas fait prier pour partager son plaisir flagrant
d'être sur scène, devant un public chaleureux.
Les morceaux se sont succédés sous les cris
et les appalaudissements, pour s'achever par une honnête
reprise d'IRON MAIDEN "The Evil That Men Do",
mais qui ne valait pas la forte impression laissée
lorsque le groupe jouait ses propres titres: AFTER FOREVER,
une belle découverte qui donne envie de les (re)découvrir
sur album.
 
 
La nuit complète est bien là, pour voir le
dernier et imposant concert de PARADISE LOST, sur la plus
grande scène. Le public est nombreux, l'ambiance
monte encore plus, dès que sonnent les premiers accords
et c'est le coup d'envoi pour une prestation bien classe
et servie par un son à la hauteur. Devant rentrer
plus tôt, il a fallu partir avant la fin du concert,
mais les titres et l'atmosphère entendus, vus et
photographiés, m'ont convaincue que PARADISE LOST
méritait sa réputation.
"Pour une première journée, quelle bonne
première journée !! Vivement demain, que ça
recommence", c'était vraiment ce qui résumait
au mieux le sentiment très positif de ce 31 mai.


 
Le début de ce deuxième jour est alléchant
rien qu'à savoir que les groupesà l'affiche
de ce premier juin sont aussi classes que ceux de la veille,
entre SAXON, THE OLD DEAD TREE ou SHAMAN, pour ne citer
qu'eux. Une déception pourtant, non pas du soleil
qui brillait comme la veille, mais à cause d'un public
plutôt moins nombreux que par rapport à la
veille. Dur à comprendre, vu que l'affiche du jour
valait sans problème, celle du 31 mai, mais bon,
tant pis pour les absents et tant mieux pour les présents,
qui ont apprécié la classe de ces 2 jours
de festival de la Rotonde.
THE LAST EMBRACE vient de suite confirmer ces dires, en
offrant la première prestation du jour, sur la scène
secondaire: rien à dire sur leur plaisir d'être
là et de faire partager leur métal atmosphérique,
il se voyait et le public semblait l'apprécier à
sa juste valeur. Chanteuse et musiciens ont chanté
et joué des atmosphères et des mélodies
bien intéressantes et agréables, tout au long
des 30 minutes qui leur étaient allouées.

Un nouveau mouvement de foule pour aller de la petite scène
à la grande et assister, cette fois, à la
performance de KRISTENDOM, qui ne tarde pas à commencer,
sous un soleil de plomb; ce qui explique la faible affluence
devant la scène, comme une majorité du public
avait trouvé une ombre bienvenue sous les arcades
de La Rotonde. Jouant un death sans détour, KRISTENDOM
fait tout de suite une très bonne impresssion par
son dynamisme sur scène; il faut dire que le groupe
se bouge au propre comme au figuré sur ses morceaux
et entraîne, du coup, beaucoup de monde dans son sillage.
Rien qu'à voir l'accueil chaleureux qui leur aété
réservé, le groupe a convaincu et il y avait
de quoi !
Sans temps mort ou presque, il est déjà temps
d'aller voir THE OLD DEAD TREE dans ses oeuvres, à
savoir les voir une nouvelle fois donner beaucoup sur scène
autant humainement que musicalement; THE OLD DEAD TREE est
une formation à l'atmosphère et à la
musique originales. Bien prenante par sa capacité
à susciter l'émotion autant dans des titres
plus calmes ou énervés, la musique de THE
OLD DEAD TREE assure sur album et c'est la même chose
en "live". Atmo-gothic-doom, rien ne manque et
leur musique convaint l'assistance assemblée là,
malgrè la chaleur. Acclamé, c'est heureux
que le groupe a terminé les 40 minutes de cette bonne
prestation. THE OLD DEAD TREE est une valeur du métal
français, sans conteste.

En parlant de groupes français de valeur (et à
Hirson, il semblait n'y avoir que ça !!), c'est FURIA
qui justifie à présent de refaire le trajet
de la petite scène vers la grande et c'est avec un
grand plaisir, au vu de ce que les musiciens de FURIA savent
offrir quand ils sont sur scène et sur album aussi:
à savoir, du tout bon black mélodique et symphonique.
Quand FURIA monte sur scène, le groupe la prend d'assaut
et ne la lache qu'après avoir délivré
et communiqué toute sa hargne, son énergie
au public présent; pas de problème, tout le
monde a adhéré aux arguments frappeurs de
FURIA, ponctués par les interventions d'une violoniste
et ce même public ne s'est pas privé pour le
faire savoir au groupe, qui a apprécié cet
échange réussi: FURIA, un autre nom à
retenir, en résumé.


Un changement de style s'opère avec l'apparition
de HEADLINE sur la deuxième scène: il va être
question de métal prog, cette fois, mais heureusement,
un métal prog avec ce qu'il faut de heavy dedans.
Devant un parterre apparemment de fans, la chanteuse blonde,
ainsi que les musiciens qui forment HEADLINE, ont pu montrer
ce qu'ils savaient faire. Même sans connaître
spécialement sur album, il faut dire que sur scèneà
Hirson, HEADLINE, a laissé l'impression d'un bon
concert, sans être révolutionnaire autant musicalement
que visuellement, mais un bon concert, au final.

Il est l'heure à présent d'entamer la deuxième
moitié de l'affiche du jour et c'est de SUP dont
il est question, cette fois. SUP a de quoi rallier à
sa cause, grace aux nombreuses qualités que possède
cette formation unique, sur album et quand ils sont sur
scène. Il faut préciser que SUP, en "live",
c'est une ambiance, une atmosphère créées
par leur métal sombre unique et aussi par un jeu
de lumières, qui vient ajouter au côté
unique du feeling que dégagent les morceaux. Il est
alors clair que de jouer de nuit, rend toujours le groupe
plus magique et que le plein jour, comme c'était
le cas à Hirson, moins. Dans l'assistance, les réactions,
du coup, ont été divisées, entre les
enthousiastes et les moins convaincus. C'est vrai que leur
prestation au crépuscule, lors du festival de Raismes
2002, reste un must, mais Hirson 2003, c'était une
agréable entrée en matière pour se
familiariser avec le groupe et donner envie de les revoir.

ELEGY était attendu sur la petite scène,
pour un concert de heavy mélodique classique aux
envolées inimitables à la guitare de Patrick
Rondat; attendu était bien le mot, puisque quelques
petits problèmes ont vu leur concert être retardé
de quelques minutes, mais après un solo de guitare
de Patrick Rondat, lui-même, afin de patienter, les
choses sont rentrées dans l'ordre et c'est le groupe
au complet qui a pu rejoindre le guitariste sur scène.
En tout cas, attendre avec un solo du virtuose à
la 6 cordes, sourire et gentillesse, en prime, il n'y avait
vraiment pas de quoi se plaindre. La prestation d'ELEGY
a permis de passer un bon moment, en plus d'être servie
par un son à la hauteur et c'est une sensation positive
qui restait après qu'aient résonné
les dernières notes.
Sur la scène principale, le relai était sur
le point d'être pris par SHAMAN, pour une heure de
heavy métal. Le public n'est pas venu en masse pour
garnir le devant de la scène, mais ceux qui étaient
là, ont soutenu avec chaleur, le groupe brésilien.
Il fallait vraiment ça pour que les membres de SHAMAN
sortent de l'état de fatigue qui semblait les avoir
gagnés; la tournée effectuée n'ayant
pas bénéficié des meilleures conditions
de transport, pour pouvoir arriver et être d'attaque.
Heureusement, après quelques morceaux, SHAMAN, emmené
par André Matos, a su donner un concert qui a plu;
ce n'était pas la meilleure de leur prestation pour
ce qui était de refléter ce que le groupe
sait réellement offrir sur une scène, mais
on peut dire que l'ensemble a donné un bon concert.

Pour la dernière fois du festival, la petite scène
allait accueillir un groupe et ce sera TO DIE FOR. Entre
des morceaux assez puissants et donc prenants et des titres
plus classiques, mais un peu moins accrocheurs, TO DIE FOR
avait à proposer un métal gothic plutôt
de belle facture, dans son ensemble. Les Finlandais étaient
carrés dans leur set et en frontman habité
par l'ambiance procurée par leur musique, le chanteur
semblait dans son univers, ce qui donnait un visuel bien
assorti à leur style de métal. Pendant leur
prestation, se déroulait une séance de dédicaces
de SHAMAN, près de la scène principale et
certains ont préféré s'y rendre, mais
le gros du public est resté bien présent jusqu'au
bout du concert de TO DIE FOR, ce qui a permis de garder
un bon soutien au groupe. En fait, il serait intéressant
de revoir cette formation issue de Finlande, sur une nouvelle
date, pour pouvoir s'en faire une idée définitive
et savoir si leur côté accrocheur l'emporterait
sur celui trop classique pour être prenant.
Deux jours de concerts, deux jours avec des groupes qui
assurent et on arriveà la dernière formation
de ce festival d'Hirson 2003: SAXON, rien de moins, comme
bouquet final. SAXON est un incontournable du heavy metal
et rien qu'avec tout ce qu'ils ont apporté, au cours
de leur longue carrière, un monument en soi. SAXON
avait donné un concert bluffant, à Paris et
beaucoup les attendait à La Rotonde, avec impatience,
du coup. Devant un public franchement pas aussi nombreux
qu'il aurait dû l'être pour cet événement,
SAXON fait irruption sur la scène principale, Biff
Byford, en tête. De nombreuses acclamations se sont
élevées du public et le coup d'envoi du concert
a été donné; les classiques du groupe
ont été joués et salués par
tout le monde et la set-list a principalement été
axée sur ces pierres angulaires de SAXON et ça
le fait toujours bien. Ce qui est le plus impressionnant,
c'est l'incroyable énergie que donne le bassiste
sur absolument tous les morceaux qu'il joue et il faut le
voir secouer ses cheveux dans tous les sens, taper du pied
sur toutes le mesures et tout ça, même en se
déplaçant de l'avant de la scèneà
la batterie un peu surélevée, au fond. Son
plaisir de jouer fait que j'avais envie de lui tirer mon
chapeau, pour ça. SAXON est un groupe qui connait
son métier et sait faire des concerts de plus que
sympas à géniaux, mais toujours bons. A Hirson,
le concert a été à ranger dans la première
catégorie: il faut dire que le côté
"pro qui fait son métier", était
trop flagrant et que leur enthousiasme d'être là,
beaucoup moins, à part pour ce fameux bassiste, qui
faisait plaisir à voir. Il n'empèche que l'ensemble
du concert de SAXON a été et reste très
bon, comme le groupe sait les faire, même sans être
leur meilleur.

La preuve de ce bon moment passé, c'est qu'il a
paru trop court à tout le monde, même après
2 rappels. SAXON a donc refermé en beauté,
ce festival de La Rotonde,édition 2003 et en parlant
de coup de chapeau, les organisteurs de cet événement,
Jean-Pierre Objois en tête, en mérite un beau
!! Même chose pour tous les groupes qui se sont succédés
ces 2 jours et à tous ceux qui ont apporté
leur aide et soutien; Merci pour ce festival qui manquait
par son ampleur, à la scène française.
Rendez-vous l'année prochaine !!
TASUNKA
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